Migraines et céphalées primaires : repères cliniques et accompagnement ostéopathique.
Prévalence et impact fonctionnel
Une migraine sur quatre débute avant 30 ans. À l’échelle mondiale, 11 à 15 % des adultes sont concernés (GBD 2019) et la pathologie constitue la deuxième cause d’années vécues avec incapacité. La classification ICHD-3 distingue la migraine sans aura, avec aura et les formes chroniques (≥ 15 jours/mois), chacune nécessitant une évaluation clinique précise avant de planifier un suivi ostéopathique.
Consultations au cabinet de Lausanne gare, avenue de la Gare 17, en coordination avec votre médecin si besoin.
11 → 15 %
d’adultes concernés chaque année
Définition selon l’ICHD-3
Migraine sans aura : crises de 4 à 72 h, pulsatile, aggravée par l’effort, accompagnée de photophobie/phonophobie ou nausées.
Migraine avec aura : symptômes neurologiques réversibles (visuels, sensitifs, phasiques) précédant la céphalée de 5 à 60 min.
Forme chronique : ≥ 15 jours de céphalée/mois sur 3 mois dont ≥ 8 répondant au profil migraineux.
Coopération avec neurologue/médecin traitant pour imagerie/biologie quand indiqué.
Approche ostéopathique complémentaire
Mobilisations douces cervico-thoraciques, libération durale et travail occipito-atlas (réduction tension C0–C3).
Normalisation temporo-mandibulaire et des fascias sous-occipitaux pour limiter les afférences nociceptives.
Techniques viscérales (foie, diaphragme, plexus solaire) pour gérer l’hyperactivité sympathique.
Éducation : hygiène de sommeil, respiration cohérente, alternance activité/repos.
Données scientifiques disponibles
Chaibi et al., 2011 (JMPT) et Luedtke et al., 2020 (Cochrane) suggèrent un bénéfice modeste des mobilisations cervicales/musculaires pour les migraines épisodiques, combinées à un suivi médical. NICE (2021) recommande l’association éducation + thérapies manuelles pour les céphalées cervicogènes.
Les manipulations ne remplacent pas les traitements de fond (triptans, anticorps anti-CGRP) et doivent être coordonnées avec le neurologue.
Lorsque les crises sont accompagnées de raideurs cervicales, de bruxisme ou de limitations fonctionnelles malgré le traitement médical. L’ostéopathie intervient alors en complément, après exclusion des causes urgentes.
Combien de séances prévoir ?
Des séries de 3 à 5 séances espacées de 2 à 4 semaines permettent d’évaluer la réponse ; un suivi d’entretien est ajusté selon la fréquence des crises.
L’ostéopathie peut-elle réduire les médicaments ?
Elle n’a pas vocation à remplacer la pharmacologie. L’objectif est d’améliorer la tolérance et la qualité de vie tout en respectant le schéma thérapeutique décidé avec le médecin.
Accès au cabinet
Adresse : Avenue de la Gare 17, 1003 Lausanne (ascenseur compact).
Transports publics : arrêt Georgette, 2 minutes de la gare de Lausanne.
Chaque prise en charge s’appuie sur un diagnostic neurologique préalable et sur la collaboration entre ostéopathe, médecin traitant et neurologue. Contactez le cabinet pour un avis personnalisé.