L’entorse est une blessure bien connue par les sportifs qui font de la course à pied ou de la marche. C’est le traumatisme le plus fréquent. En France par exemple elle coute plus de 2 millions d’euros par jour au système de la santé. On dénombre plus de 50 000 cas par année en Suisse. La majorité des patients vont retrouver une marche et des activités normales en 6 semaines. Parfois, quand il s’agit d’une entorse grave, elle peut nécessiter une intervention chirurgicale. Mais dans la majorité des cas, le ligament est simplement étiré. Un arrêt de toutes activités sportives doit être envisagé, le temps de la guérison. Quelle est la place de l’ostéopathie dans cette pathologie? Quand consulter son ostéopathe?

 

Les symptômes de l’entorse et son traitement fonctionnel. Les différentes localisations articulaires possibles de l’entorse.

Les entorses sont un traumatisme d’un ligament dont la cause est un mouvement exagéré d’une articulation. Plus de 6000 cas par jour sont dénombré en France. Ce déplacement met en tension brusquement les attaches de celle-ci. C’est un traumatisme fréquemment rencontré en ostéopathie du sport. Comme ce qui lie principalement une articulation sont les ligaments, ceux-ci subissent soit un étirement soit une déchirure partielle ou totale. Selon le degré de gravité de la lésion du tissu tendineux, se classe en 3 stades :

  1. Stade 1 : le ligament est juste étiré, il n’y a pas de déchirure, il s’agit d’une entorse peut-être bénigne. 
  2. Stade 2 : une partie du ligament est déchiré, c’est la déchirure partielle.
  3. Stade 3 : il y a rupture complète du ligament.

Il est possible d’avoir une entorse sur de nombreuses articulations. La majorité se fait au niveau :

  • De l’articulation du genou
  • De l’articulation du poignet
  • De l’articulation du coude
  • De l’articulation de la cheville

Quel que soit l’endroit du corps touché, les symptômes seront :

De la douleur

  • Un œdème (gonflement de l’articulation)
  • Un hématome (bleu, parfois visible après quelque temps seulement)
  • Une instabilité de l’articulation.
  • Parfois, la peau, l’os ou les nerfs sont aussi touchés. Dans les cas les plus graves, il peut donc y avoir des saignements et des pertes de sensibilité. Dans cette situation, il est urgent de consulter un médecin.

Les entorses de la cheville, le traumatisme le plus fréquent de la jambe :

Dans le cas particulier de la cheville, le mouvement responsable de l’entorse est en général une inversion du pied exagérée, le pied part en avant et à l’intérieur. Le choc étire ou déchire les ligaments latéraux externes dans 90 % des cas.

Les facteurs favorisants sont :

  • Avoir entre 20 et 40 ans.
  • Pratiquer un sport à risque : course à pied, marche en montagne, tennis, foot…
  • Chaussures mal adaptées : talons hauts.
  • Mauvaise proprioception.
  • Abus d’alcool, drogue.
  • Obésité

Que faire en cas d’entorses? Prise en charge. 

 

En cas d’entorse bénigne, si l’on arrive à marcher et que la douleur est supportable , pensez à l’acronyme R.I.C.E

 

  • R comme Repos: Ne plus marcher avec cette cheville en utilisant des béquilles. 
  • I comme Ice: Mettre de la glace 4 fois par jour. (Ne jamais mettre la glace directement sur la peau, mais dans un sac en plastique recouvert d’un tissu)
  • C comme Compression: Utilisation d’un bandage élastique (bande élastique) afin de limiter les mouvements.
  • E comme Élévation: surélever la jambe.

 

La prise de médicaments contre la douleur et l’inflammation (antalgiques et anti-inflammatoires) en respectant strictement les posologies.

 

Dans les cas où la douleur ne disparaît pas après 48 heures, et que le patient ne retrouve pas, une mobilité normale, une consultation médicale sera nécessaire afin de savoir si il y a déchirure du ligament ou même arrachement osseux. 

 

 

 

Place de la physiothérapie (kinésithérapie) :

 

 

 

Dans un premier temps, le physiothérapeute travaille à diminuer l’inflammation et douleur. Puis commence le travail de rééducation musculaire sur le long terme et de proprioception. Celle-ci est essentielle à la diminution des futures entorses. Il est essentiel de bien faire ces exercices tous les jours pour éviter tous futurs problèmes ligamentaires. Nous savons aujourd’hui que c’est rarement le manque de la musculature qui a permis à l’articulation de sortir de son équilibre naturel, mais la rapidité d’analyse et de correction du mouvement par le cerveau. Par des exercices d’équilibre sans danger pour la cheville, il est possible d’entrainer la réponse musculaire de votre corps à un déséquilibre. Ces exercices doivent être répétés tous les jours pour obtenir l’effet désiré : la diminution des récidives. Ne négligez pas ce traitement conservateur. 

 

Ce n’est qu’à la fin de cicatrisation, après 6 semaines que la reprise de l’activité physique peut être envisagée.

 

Place de l’ostéopathie :

Le rôle de l’ostéopathe est d’éliminer tous les blocages articulaires et ligamentaires afin d’améliorer le temps de guérison et les douleurs. La zone la plus touchée est souvent le système articulaire de la cheville avec les os du pied et de la jambe. Les ligaments doivent être libérés avec précaution afin de permettre une cicatrisation rapide.

La mobilité des éléments suivants sera systématiquement contrôlée en cabinet lors de la première consultation :

  • Os talus du pied.
  • Tibia.
  • Fibula (péroné)
  • les ligaments externes de la cheville, en particulier, le ligament externe antérieur (faisceau antérieur).

Avec le choc, nous retrouvons fréquemment des parties à libérer au niveau du genou et du bassin aussi. Si le patient n’a pas pu marcher normalement quelques jours, c’est l’ensemble du système musculo-squelettique qui doit être passé en revue par une proche ostéopathique. Chaque surface articulaire du pied et de la cheville sera méticuleusement testée. L’ostéo doit comprendre les mécanismes lésionnels pour savoir où diriger son travail. Il va travailler conjointement avec le reste du système médical.

 

Place de la chirurgie :

La chirurgie est envisagée lorsque les deux cas d’entorse suivante se présentent :

  •  La douleur est toujours présente après 6 mois.
  •  Il y a une instabilité de la cheville et des entorses fréquentes.

Pin It on Pinterest

Shares
Share This